Mis en mission par la présidence de la République, l’ex-buteur des Lions, soutenu par le président du Comité de normalisation de la Fécafoot, a obtenu du patron de la CAF, un tête-à-tête avec Paul Biya et des assurances sur la tenue au Cameroun de la CAN 2019.

En un mot, il s’appelle Samuel Eto’o. En une phrase, il a sauvé l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football 2019. C’est lui le grand artisan de la rencontre tenue mardi dernier au Palais de l’Unité entre le chef de l’Etat Paul Biya et le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad. Et du rétropédalage du dirigeant malgache qui a tenu des propos apaisants au sujet de la tenue de la phase finale de la CAN sur le sol camerounais, du 15 juin au 13 juillet de l’année prochaine. « La CAF n’a pas de plan B, la CAF n’a jamais réfléchi à un retrait de la CAN 2019 au Cameroun », a déclaré Ahmad, au sortir de l’audience à lui accordée à Yaoundé. Quatre jours seulement, après avoir annoncé à demi-mots que le pays des Lions Indomptables avait toutes les chances de perdre l’organisation de cette grand-messe du football continental. « La CAF n’effectuera aucune communication quant à la décision qui sera prise avant la présidentielle camerounaise du 7 octobre. Nous ne voulons pas perturber la campagne. En 2017, la CAF avait attendu la fin de la présidentielle au Kenya pour annoncer sa décision de lui retirer l’organisation du Championnat d’Afrique des nations », avait-il en effet confié dans une interview au journal Le Monde.

Ahmad : « je remercie Eto’o »

Les données ont donc changé. Ahmad aussi. D’ailleurs il l’avoue : c’est (un peu) grâce à Samuel Eto’o que le Cameroun peut poursuivre sereinement les préparatifs de l’organisation de « sa » CAN. « Je remercie Samuel Eto’o, a indiqué Ahmad. C’est grâce à lui qu’a été organisée cette visite pour enlever toutes les supputations à gauche, à droite ». C’est que, l’avion qui a déposé le président de la CAF à Yaoundé avait à son bord son vice-président Constant Omari Selemani, le président du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) Dieudonné Happi et l’ancien capitaine des Lions Indomptables, Samuel Eto’o. La preuve de l’implication au plus au point de l’ex-buteur vedette du FC Barcelone dans la conduite du dossier « CAN 2019 ». Il est rare de parler de cette compétition sans évoquer son rôle sans cesse grandissant dans les stratégies visant à la sauvegarder. Intermédiaire du gouvernement camerounais auprès de la CAF avec le soutien de Dieudonné Happi, ce grand ami du patron du football mondial (Gianni Infantino) est, selon des sources avisées, la courroie de transmission entre le Secrétariat général de la présidence de la République et la présidence de la CAF.

Eto’o et Happi en mission pour Etoudi

D’après nos informations, c’est quelques heures après la sortie (musclée) du président de la CAF dans les colonnes du tabloïd français, Le Monde que « la présidence de la République du Cameroun, par le truchement de son ministre secrétaire général Ferdinand Ngoh Ngoh, a demandé à Samuel Eto’o et le président de la Fécafoot d’entrer en contact avec le président Ahmad dans le but d’organiser un tête-à-tête avec le chef de l’Etat. Les tractations ont eu lieu lors de l’Assemblée générale de la CAF le 30 septembre en Egypte. Et c’est ainsi que, compte tenu de leurs relations, Samuel Eto’o a pu le convaincre de rencontrer Paul Biya ». Mission accomplie donc pour un Samuel Eto’o et Dieudonné Happi.

Arthur Wandji

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