En date du 16 octobre 2018, l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACFAC) a tenu une conférence de presse sur ce quelle considère comme des irrégularités ayant émaillé la tenue de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 10 octobre 2018. La Fécafoot réplique.

Sur le délai de remise des projets de textes aux délégués

« L’ACFAC prétend que certains ne les ont reçus que la veille et le jour même des travaux. Cette affirmation est fausse car les projets de textes ont été envoyés aux Délégués depuis juin 2018, au moment de la convocation de la première Assemblée Générale reportée à une date ultérieure. De plus, pour celle du 10 octobre 2018, les projets de textes ont de nouveau été envoyés aux Délégués au moins quatre jours avant l’AG en copie physique et par mail pour ceux qui en possèdent, bien qu’ils les aient déjà reçus quatre mois plus tôt et donc qu’ils ont largement eu le temps de les étudier. Il convient de préciser que les Statuts de la Fécafoot en vigueur pour les travaux de l’Assemblée Générale du 10 octobre 2018 n’imposent aucune obligation de délais pour la remise des projets de textes aux délégués ».

Sur les accusations de marginalisation des délégués anglophones

 « Le Comité de Normalisation précise que les textes ont été envoyés à tous les délégués à l’Assemblée Générale en français et en anglais en juin 2018. De plus, les documents de travail au cours de l’AG du 10 octobre étaient disponibles en français et en anglais. Le Comité de Normalisation s’est du reste assuré que la salle des travaux soit dotée d’une traduction simultanée en français et en anglais. Toutefois, il importe de souligner que les Statuts de la Fécafoot stipulent que les documents doivent être rédigés en français ou en anglais, et non pas en français et en anglais.

Sur les votes

« L’ACFAC affirme que 23 délégués ont voté contre les Statuts de la Fécafoot. Il est difficile de faire de telles affirmations sans mettre en cause la crédibilité et la bonne foi des observateurs nationaux et internationaux présents aux travaux. Il est à ce sujet utile de rappeler que les opérations de vote au cours de l’AG du 10 octobre se sont déroulées sous le regard de deux scrutateurs, MM. Issa Babatoura et Philippe Tabobda. Ce sont ces deux délégués, choisi à l’unanimité par leurs pairs, qui ont procédé à chaque fois au décompte des votes. Le projet d’ordre du jour a été adopté par 36 voix pour et 24 contre sur 60 votants ; le projet des Statuts a été adopté à 42 voix pour et 18 contre, soit plus des 2/3 des membres présents ou représentés ; les projets de statuts-type des ligues décentralisées ont été adoptés à 51 voix pour et 9 contre et tous les autres projets de textes ont été adoptés à l’unanimité, y compris par les membres de l’ACFAC Délégués à l’Assemblée Générale.

Sur les affirmations de l’ACFAC relatives à des propositions d’achat de vote reçues par plusieurs délégués

« Le Comité de Normalisation tient à dire qu’il ne se sent nullement concerné par ces allégations car n’ayant commis aucun acte pouvant porter atteinte à l’éthique lors de cette Assemblée Générale extraordinaire. Le Comité de Normalisation tient à rappeler qu’il intervient en la cause en tant qu’arbitre et non comme partie prenante. C’est vainement qu’on rechercherait son intérêt dans cette démarche ignoble. Comment cela pourrait-il en être autrement à partir du moment où c’est le Comité de Normalisation qui a soumis à l’AG le projet d’adoption d’un Code Ethique ?

En revanche, chaque délégué présent à l’Assemblée Générale extraordinaire a bénéficié d’une allocation conformément aux Statuts de 2012 en vigueur au moment des faits. Cette allocation correspond au remboursement des frais de transport, des frais d’hébergement et au perdiem, toutes choses prévues par les textes de la Fécafoot ».

Sur la prise en compte de la loi du 11 juillet 2018 sur les activités physiques et sportives

« Le Comité de Normalisation précise que les nouveaux Statuts de la Fécafooty sont conformes (…) De l’avis de plusieurs délégués habitués aux Assemblées Générales de la Fécafoot, c’est la première fois qu’une AG est organisée dans des conditions aussi démocratiques, avec des débats contradictoires et de haut niveau. Les travaux s’étant déroulés en toute transparence et dans l’équité, il est temps de tourner la page des conflits et de quitter les prétoires pour rejoindre les stades de football, surtout en ce moment où notre pays se prépare à accueillir la jeunesse africaine à l’occasion de la CAN Total Cameroun 2019. En conséquence, le Comité de Normalisation invite les acteurs du football à s’impliquer davantage dans le processus électoral qu’il entend conduire dans l’objectivité, l’impartialité et l’indépendance ».

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