Le patron de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) qui a su prendre ses responsabilités et (ré)concilier la Ligue et les clubs a présidé ce samedi, le match d’ouverture de saison de Ligue 1.

C’est une douce évidence. Si le coup d’envoi de la saison a pu se tenir ce samedi à Yaoundé, c’est en partie grâce à un homme : Seidou Mbombo Njoya. C’est lui qui a mis fin à la crise qui a longtemps opposé la Ligue de football professionnel et le Syndicat des clubs d’élite. Et il ne lui a fallu que quelques jours après le forfait général observé lors du début de saison initial du 26 janvier dernier, suite au mot d’ordre de boycott lancé par les clubs. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a en effet su prendre ses responsabilités et trouver une solution efficace au problème.

Déjà engagé dans une initiative d’apaisement entre les différentes parties en opposition, le patron de la Fécafoot a dû montrer toute sa détermination à faire jouer les championnats professionnels de football, à partir du communiqué qu’il rend public le 28 janvier 2019. Dans cette note, Seidou Mbombo Njoya adopte, dans le ton, sa posture de tutelle du football. Il instruit la Ligue de procéder à un nouveau démarrage effectif des championnats professionnels dans un délai de sept jours, en l’invitant au passage à « faire preuve de responsabilité et à mettre en avant l’intérêt supérieur du football camerounais ». Faute de quoi, la Fécafoot « n’aura d’autre choix que d’exercer ses prérogatives légales et réglementaires pour sauvegarder l’intérêt et l’image de marque du football camerounais », écrit-il.

Deux jours plus tard, le 30 janvier, se tenait au siège de la Fécafoot, la première réunion du Comité ad hoc chargé de la réflexion sur l’avenir de la Ligue de football professionnel du Cameroun. Conviés à cette assise, le président de la Ligue et les patrons des clubs décident de mettre (enfin) d’accord. Les clubs acceptent de jouer leurs matchs, et la Ligue promet de tenir son Assemblée générale tant réclamée par ces derniers, le 28 février prochain. Entre temps, la Ligue et la Fécafoot s’engagent à « examiner les compensations financières à verser aux clubs ayant effectué les déplacements au cours de la première journée manquée ». Chose promise ? Les premiers matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 se sont tenus ce samedi, au stade militaire de Yaoundé, sous la houlette du président de la Fécafoot.

 

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