Ecarté de l’équipe Pro du Royal Mouscron (Belgique), l’attaquant international camerounais de 22 ans n’arrive pas à marquer. Le joueur formé à la Fundesport compte 2 buts depuis bientôt sept ans de carrière en Europe. Une véritable « déception » pour celui qui était considéré en 2012, comme le digne successeur de Samuel Eto’o.

L’histoire commence le 18 août 2012 en Espagne. On joue la 59e minute de la première journée de Liga entre Celta Vigo et Malaga, quand Fabrice Olinga fait son entrée en jeu. Malgré la détermination des deux équipes, le tableau d’affichage reste bloqué à 0-0. Enfin, jusqu’à ce que la nouvelle recrue de Malaga reçoive un ballon de Buonanotte. L’attaquant de 16 ans (à l’époque) réalise le geste parfait. Le gardien adverse est dans le vent. La balle file droit dans les filets.

Dans l’histoire de fausses prédictions

Fabrice Olinga ne le réalise pas encore, mais son but victorieux vient de le propulser dans l’histoire en faisant de lui le plus jeune buteur de la Liga. Partout en Espagne, le jeune prodige est adulé. Dans son pays natal, nombre de commentateurs sportifs lui prédisent déjà un destin à la Lionel Messi. Même la presse s’y mêle. « Fabrice Olinga sur les traces de Samuel Eto’o », « Fabrice Olinga, 16 ans et déjà promu à un grand avenir », « Fabrice Olinga, si petit et déjà si grand »… les titres peignent le joueur formé à la Fundesport de Douala comme celui qui est destiné à venir après Samuel Eto’o. Seul hic ? Toutes les prédictions vont s’avérer fausses. A Malaga, le jeune joueur ne va disputer que deux matchs, mis à mal par une polémique sur son statut de mineur et une rude concurrence dans son équipe qui faisait confiance à des attaquants plus expérimentés.

L’année qui suit n’est pas bien meilleure à Malaga. Le Cameroun est utilisé lors de 8 matchs de Liga avant d’être cédé au club chypriote de l’Apollon Limassol. Dans la manœuvre, les conseils du joueur ont pu obtenir qu’il soit immédiatement prêté en Belgique pour rester compétitif. Olinga pose donc ses valises à Zulte Waregem (2013-2014). Le joueur qui a réussi malgré les difficultés à se faire une place au sein de la sélection nationale de son pays, qualifié pour le Mondial brésilien de 2014 va pouvoir grappiller du temps de jeu. Seulement, incapable de marquer en championnat, le Camerounais va voir son temps de jeu diminuer, passant de 7 matchs lors de la première année, à 0 la saison suivante.

90 matchs, 2 buts en 7 ans de carrière pro

Rentré à l’Appollon Limassol pour honorer son contrat, Olinga va disputer 3 matchs avant d’être enrôlé à la Sampdoria (Italie), club placé sous l’influence de son capitaine, le Camerounais Samuel Eto’o, mentor de la nouvelle recrue (2014-2015). Mais Olinga ne reste pas longtemps. Après avoir paraphé un contrat de 3 ans, il est prêté à Vittorul, un club de D1 de Roumanie qui ne va jamais l’aligner en championnat. D’un club à l’autre, le joueur qui a vu le jour le 12 mai 1996 dans la capitale économique camerounaise débarque au Royal Mouscron, en Belgique (2015). Tout de suite, le staff technique lui donne sa chance. Le Camerounais dispute quelques matchs de championnat. Mais ne parvient toujours pas à marquer le moindre but. Il aura fallu attendre trois saisons et le 30 septembre 2017 pour le voir inscrire le but de sa carrière professionnelle. Le Camerounais avait ouvert le score à domicile face à Malines (2-2). Depuis, plus rien. En sept ans de carrière professionnelle, il totalise 90 matchs (4 520 minutes) et 2 buts en championnat. Le joueur semble pris par la malédiction du compteur bloqué. Et ça se matérialise même en sélection nationale où il compte une réalisation depuis le 14 octobre 2012. Médiocre non ?

Starafrica.com

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