Lors d’une réunion tenue mercredi dans les services du Premier ministre, l pouvoirs publics camerounais ont reconnu leur part de responsabilité dans la décision de la CAF qui, en date du 30 novembre dernier, a retiré l’organisation de la CAN 2019 de football au pays des Lions Indomptables.

Les soupçons du complot entre le président de la CAF et le Maroc, pour le retrait de l’organisation de la CAN 2019 de football au Cameroun demeurent intactes. Mais ils n’effacent pas pour autant la part de responsabilité du gouvernement camerounais dans cet échec histoire pour un pays cinq fois vainqueur de ce tournoi et une fois champion olympique. Les pouvoirs publics l’avouent : le régime de Yaoundé n’est pas exempt de tout reproche. Mercredi, ministres du gouvernement se sont réunis autour de leur chef, le Premier ministre par ailleurs, président du Comité de pilotage des préparatifs de ce tournoi.

Présidée en effet par Philemon Yang, ladite réunion, avait un seul point à l’ordre du jour apprend-on : « La situation des chantiers et les perspectives pour le Cameroun à la suite de la décision prise par la Comité exécutif de la CAF ». Trois principales résolutions ressortent de cette assise au cours de laquelle les membres du gouvernement ont reconnu avoir fauté. La première porte sur la proposition du ministre des Finances (Minfi) sur la nécessité de faire un inventaire de tous les chantiers et prestations en cours pour avoir une idée claire sur ce qui relève du cahier de charges de la CAF. Louis Paul Motaze aurait laissé entendre qu’on lui a souvent demandé d’effectuer des déblocages de fonds sur des points qui ne sont pas exigés dans le cahier de charges et que l’Etat s’est engagé dans les travaux qui n’étaient pas nécessaires concernant cette CAN. Ces travaux supplémentaires, selon lui, ont considérablement alourdi les tâches et ont occasionné une pression énorme sur les ressources.

L’Etat n’ira pas au TAS

Pour illustrer son propos, le Minfi aurait pris pour exemple le financement des autoroutes et la demande d’achat de nouveaux avions par Camair-Co ou encore la construction d’hôpitaux de référence au nom de la CAN. Comme deuxième résolution, le Comité de pilotage Yang préconise la poursuite des chantiers, en insistant sur le fait que ces derniers doivent s’achever au mois de mars 2019 tel que prévu par les entreprises adjudicataires des marchés. La troisième et dernière quant à elle indique que l’Etat du Cameroun va « surseoir à toute communication officielle visant à incriminer la Confédération Africaine de Football (CAF) ou son président », renseigne notre source. Autrement dit, le gouvernement camerounais n’ira pas devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

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