Pour convaincre l’attaquant international camerounais de prolonger son bail avec leur club, les dirigeants d’Astra n’ont pas hésité à employer les grands moyens. Comme recourir à la police nationale pour l’intimider.

Prêté par New York Red Bulls jusqu’à ce 30 juin, Anatole Abang a morflé durant les quelques mois passés à Astra. L’attaquant camerounais de 21 ans réclame au club, 3 mois  de salaire impayé, ses primes de buts marqués et la prime de qualification aux play-offs. Une plainte a été déposée par ses conseils, contre les dirigeants du club de D1 de Roumanie, rassure l’entourage du joueur.

Astra ou l’esclavagisme moderne ?   

Pourtant, malgré le calvaire à lui imposé, les dirigeants d’Astra ont sollicité du joueur, une prolongation de contrat. Et pour l’y contraindre, les dirigeants roumains n’ont pas mis les gants. Pour eux, tous les coups étaient permis : insultes, chantage, intimidations, mise à l’étroit, campagne de dénigrement avec la complicité de certains journaux nationaux, relégation en équipe réserve… Anatole Abang a tout vu. Doté « d’un mental de fer » selon son entourage, le Camerounais ne craquait pas. Enfin, jusqu’à ce que club fasse appel au renfort de la police qui l’aurait menacé avec une arme. « Une fois, vers la fin de la saison, un joueur de l’équipe a dit avoir perdu 100 euros dans le vestiaire. Dévinez sur qui c’est retombé : l’Africain du club, Anatole Abang. Ce dernier a été convoqué au Commissariat où il a été menacé avec une arme. L’un des policiers lui a soufflé en passant qu’il ferait mieux d’accepter l’offre de son président de club, sinon il allait continuer de subir », raconte une source proche du Lion Indomptable.

Malgré les difficultés, le joueur camerounais, déterminé à relancer sa carrière a accepté de « souffrir en silence ». Sur le terrain (26 matchs de Liga I et 5 buts inscrits), l’international camerounais a mis ses coéquipiers d’accord et certaines équipes adverses, à genou. Suffisants pour susciter l’intérêt de plusieurs clubs locaux parmi lesquels le Steaua Bucarest, club classé deuxième au terme de la saison écoulée et qualifié pour l’Europa League. C’est d’ailleurs à ce club que le président d’Astra espérait le vendre. En difficulté financière en effet, le patron roumain a contacté les dirigeants de New York Red Bulls afin de lever l’option d’achat du joueur. Son plan consistait, selon nos informations, à faire signer Anatole Abang au Steaua Bucarest pour plusieurs milliers d’euros, de reverser ensuite une partie du montant du transfert à New York Red Bulls et enfin,  se servir de la partie restante pour débuter la saison. Seul hic ? Le joueur camerounais n’est pas disposé à retourner en Roumanie. Son contrat s’achève ce jour. Entre temps, un grand club d’Europe serait sur ses traces. On devrait en savoir davantage dans les jours qui viennent.

M.K.

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1 Comments

  1. […] credit cards from his teammates. Their were no legal actions ever brought against Abang, and a seperate report from 237Foot.com, painted a different picture entirely. The report claimed, Abang asked for three months of unpaid […]

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